Le 3 juillet 2025, l’ingénieur retraité André Buhart publie les plans complets d’un routeur solaire DIY à moins de 100 €. L’objectif : permettre aux propriétaires de panneaux photovoltaïques de consommer eux-mêmes leur surplus d’énergie et de réduire drastiquement leur facture d’électricité. Un projet open-source qui pourrait transformer l’autoconsommation résidentielle en France.
À retenir
- Coût total du routeur solaire DIY : inférieur à 100 €
- Taux d’autoconsommation possible : proche de 100 %
- Applications : chauffe-eau, chauffage au sol, pompe de piscine
- Technique : capteur de courant + carte ESP + triac
- Logiciel et plans disponibles gratuitement en open-source
Routeur solaire DIY : un dispositif open-source à moins de 100 €
Le 3 juillet 2025, André Buhart, ingénieur retraité et passionné d’électronique, dévoile publiquement le projet F1ATB. Il s’agit d’un routeur solaire entièrement open-source, conçu pour être monté soi-même. Le coût des composants reste inférieur à 100 €. L’objectif est clair : rediriger automatiquement le surplus d’énergie photovoltaïque vers des appareils domestiques afin d’éviter toute injection réseau non rémunérée.
Genèse du projet et intentions d’André Buhart
Le projet est né d’un constat simple : les particuliers équipés de panneaux solaires produisent souvent plus qu’ils ne consomment. André Buhart propose une solution autonome, économique et accessible. Il met à disposition un logiciel, des schémas de câblage et une documentation détaillée en français. L’objectif : autonomiser les utilisateurs sans dépendre d’installateurs ou de systèmes propriétaires.

Une promesse de rentabilité rapide
Avec un investissement minimal, l’utilisateur peut augmenter son taux d’autoconsommation jusqu’à 90 % ou plus. Chaque kilowatt-heure autoconsommé évite l’achat d’électricité à 0,20 € ou plus du kWh. Le retour sur investissement est atteint en quelques mois, selon la taille de l’installation solaire.
Principe de fonctionnement : capteurs, triac et pilotage intelligent
Le routeur solaire repose sur trois étapes : mesure de la puissance à l’aide d’un capteur de courant, traitement des données par une carte ESP (type Arduino), et pilotage d’une charge résistive via un triac. Le système détecte en temps réel si le foyer injecte ou consomme de l’électricité. En cas de surplus, il déclenche automatiquement des appareils comme un chauffe-eau, une pompe de piscine ou un chauffage au sol.
Détection et routage : un réglage fin
Le capteur de courant mesure la puissance instantanée à l’entrée du compteur individuel. Un microcontrôleur ESP calcule l’équilibre énergétique. Si l’injection dépasse 30 W, le routeur active une charge programmable. La puissance est ajustée par paliers de 30 W jusqu’à 3 000 W. L’objectif est une injection nulle ou légèrement négative (-30 W) pour garantir une autoconsommation maximale.

Composants clés et adaptabilité
Les composants principaux sont :
- un capteur de courant SCT-013-030
- une carte ESP32 ou ESP8266
- un module triac BTA41-600B
- un écran OLED pour le monitoring
- un boîtier DIN 4 modules
Le système existe en version mono ou triphasé. Il est compatible avec tous les types d’installations solaires résidentielles, qu’elles soient équipées d’un onduleur central ou de micro-onduleurs.
Applications domestiques et gestion intelligente du surplus
Le routeur peut piloter une grande variété d’appareils. Les plus courants sont :
- Chauffe-eau thermodynamique : activation en journée pour stocker l’énergie sous forme d’eau chaude
- Pompe de piscine : mise en route automatique quand le surplus dépasse 1 400 W
- Chauffage au sol : alimentation partielle selon la production solaire
- Recharge de véhicule électrique : via une borne intelligente compatible surplus solaire
Complémentarité avec d’autres systèmes
Le routeur peut être couplé à des prises connectées, des disjoncteurs modulaires ou une batterie domestique. Une application web ou mobile permet de suivre en temps réel la production, la consommation et les économies réalisées en kWh.
Assemblage simplifié et retour sur investissement
Le montage ne nécessite aucune soudure complexe. Les composants se branchent sur une platine de prototypage ou une carte imprimée fournie. Un bricoleur moyen peut réaliser l’installation en une après-midi. Le coût total reste inférieur à 100 €, avec des pièces disponibles sur Internet ou en magasin de bricolage.

Budget détaillé et rentabilité
| Composant | Prix indicatif (€) |
|---|---|
| Capteur de courant SCT-013-030 | 12 € |
| ESP32 | 8 € |
| Module triac BTA41 | 15 € |
| Écran OLED 0,96″ | 4 € |
| Boîtier DIN + accessoires | 20 € |
| Total | 59 € |
À raison d’un surplus journalier moyen de 5 kWh autoconsommés, l’utilisateur économise 1 € par jour. Le système est amorti en moins de trois mois.
En mettant un outil aussi simple et économique à la portée de tous, André Buhart réduit l’écart entre les producteurs d’énergie solaire et ceux qui pourraient en tirer pleinement parti. Un pas de plus vers une transition énergétique maîtrisée et accessible.








