La Fédération Nationale de l’Énergie Solaire (FNES) voit officiellement le jour le 14 juillet 2025, au cœur d’une tension politique sans précédent autour du photovoltaïque français. Cette nouvelle structure ambitionne de rassembler l’ensemble des professionnels du solaire face à la montée des critiques et aux tentatives de moratoire législatif. Son président, Floriane de Brabandère, entend répondre avec pédagogie aux attaques qualifiées de « solar bashing ».
À retenir
- Création officielle de la FNES le 14 juillet 2025 après dépôt des statuts le 21 juin
- Présidence assurée par Floriane de Brabandère, ex-porte-parole du CDPF
- Objectif : fédérer les professionnels du solaire et lutter contre le « solar bashing »
- Lancement d’ateliers techniques dès septembre 2025
- Le solaire représente 10 % de la production électrique française en juin 2025
- 34,4 GW de projets solaires en attente de raccordement en France
Naissance d’une voix unifiée pour le solaire français
Les statuts de la Fédération Nationale de l’Énergie Solaire sont déposés symboliquement le 21 juin 2025, jour du solstice d’été. L’annonce officielle suit le 14 juillet, date choisie pour marquer l’union de la filière photovoltaïque française.
Annonce et officialisation de la FNES
L’information circule déjà sur les sites spécialisés avant le lancement officiel. La FNES entend représenter l’ensemble des professionnels du secteur : installateurs, équipementiers, distributeurs, financeurs, bureaux d’études, organismes de formation et éditeurs de logiciels. Un appel à manifestation d’intérêt pour les adhérents sera lancé durant l’été 2025.
Identité et dirigeants
Floriane de Brabandère, ancienne porte-parole du Collectif de défense du photovoltaïque français (CDPF), préside la nouvelle structure. Elle affirme que l’ambition n’est pas de concurrencer les organisations existantes mais de compléter leur action. La FNES se positionne comme une voix institutionnelle supplémentaire pour rassembler la filière autour de débats internes.

Un contexte politique tendu autour du solaire
Le lancement de la FNES intervient dans un climat qualifié de « paradoxal » par les acteurs du secteur. Le photovoltaïque français subit une campagne de dénigrement sans précédent.
Montée des critiques et ‘solar bashing’
La droite et l’extrême droite multiplient les critiques contre les énergies renouvelables. Elles accusent le solaire d’augmenter les coûts de raccordement, d’alourdir les finances publiques et de nuire au nucléaire. La FNES dénonce des attaques « injustes », « idéologiques » et « court-termistes ».
Contexte législatif et politique
Le 19 juin 2025, un amendement surprise du député LR Jérôme Nury propose un moratoire sur les nouveaux projets éoliens et solaires. Il prévoit la suspension de l’instruction, de l’autorisation et de la mise en service pour une durée indéfinie. Les ministres Marc Ferracci et Agnès Pannier-Runacher dénoncent un vote « irresponsable ». L’amendement est finalement rejeté par une large majorité le 24 juin 2025. Le décret de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) est attendu avant la fin de l’été 2025.
Missions et positionnement stratégique de la FNES
La FNES se donne pour mission d’affirmer une vision claire et partagée de la filière solaire. Son approche reste apolitique et consensuelle.

Fédérer et défendre la filière
L’organisation vise à rassembler tous les acteurs de la filière dans sa diversité. Elle entend soutenir un développement équitable, durable et responsable du solaire en France. Les premiers ateliers techniques sont prévus dès septembre 2025 pour définir des positions communes sur la formation et la logistique d’approvisionnement des panneaux.
Lutte contre le ‘solar bashing’ et promotion
La FNES s’engage à déconstruire publiquement les idées reçues sur les coûts, les emplois et les retombées industrielles du solaire. Elle souhaite démocratiser le solaire auprès du grand public avec pédagogie et transparence.
Complémentarité avec les acteurs existants
La fédération se positionne comme complémentaire aux syndicats existants comme le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) et Enerplan. Elle ambitionne de fédérer des acteurs moins représentés, notamment les bureaux d’études régionaux.









