Comment se déroule une installation de panneaux solaires ?

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Guide complet pour réussir votre installation de panneaux solaires en 2024
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L’installation de panneaux solaires est une affaire de démarches administratives, de technique et de choix judicieux d’emplacement. La puissance de votre installation et son rendement dépendront en grande partie des contraintes de votre site et de la qualité de l’installation. Cet article vous guide étape par étape dans ce processus complexe qui comprend des aspects réglementaires, techniques et pratiques à maîtriser pour une installation réussie.

À retenir :

  • Les démarches administratives varient selon le type d’installation (toiture/sol) et sa puissance
  • L’orientation idéale est plein Sud avec une inclinaison de 30-35° pour maximiser la production
  • La surimposition est la méthode d’installation la plus courante pour sa simplicité et son coût modéré
  • L’intervention d’un professionnel certifié QualiPV garantit une installation conforme aux normes
  • Le raccordement au réseau nécessite l’obtention d’un visa CONSUEL et l’intervention d’ENEDIS

Les démarches administratives et évaluations préalables

Avant de vous lancer dans un projet d’installation photovoltaïque, plusieurs étapes préparatoires sont indispensables pour garantir sa conformité et sa performance. Il est recommandé de s’informer sur les avantages des solutions solaires proposées par EDF et d’autres fournisseurs pour comparer les différentes options qui s’offrent à vous et choisir celle qui correspond le mieux à vos besoins énergétiques et à votre budget.

Autorisations et démarches obligatoires

Toute installation de panneaux solaires nécessite des autorisations spécifiques selon la configuration choisie. Pour une installation en toiture, une déclaration préalable de travaux en mairie est systématiquement requise en raison de la modification de l’aspect visuel du bâtiment. Certaines communes peuvent exiger un permis de construire via leur Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Pour les installations au sol, les règles varient selon la puissance et la hauteur :

  • Moins de 3 kWc et hauteur inférieure à 1,80 m : aucune formalité (hors secteur protégé)
  • Moins de 3 kWc et hauteur supérieure à 1,80 m : déclaration préalable
  • Entre 3 et 1 000 kWc : déclaration préalable
  • Au-delà de 1 000 kWc : permis de construire

Dans les zones protégées, l’avis favorable d’un Architecte des Bâtiments de France (ABF) est indispensable, quelle que soit la configuration de votre installation.

Évaluation du site et étude technique

Un bilan solaire professionnel constitue la base d’un projet réussi. Cette étude, souvent proposée gratuitement par les installateurs qualifiés, permet d’évaluer le potentiel énergétique de votre propriété et la rentabilité prévisionnelle de l’installation.

L’inspection technique de votre toiture est une étape critique pour vérifier qu’elle peut supporter le poids additionnel des panneaux (environ 15 kg/m²). Cette évaluation doit porter sur :

  • L’intégrité structurelle de la charpente et des chevrons
  • L’état des tuiles ou du revêtement
  • L’adéquation de l’orientation et de l’inclinaison
  • L’absence d’ombrage permanent ou saisonnier

L’analyse de vos besoins énergétiques permettra de dimensionner correctement votre installation en fonction de votre objectif : autoconsommation simple, avec vente de surplus, ou autonomie maximale avec batterie.

L’installation de panneaux solaires est une affaire de démarches administratives, de technique et de choix judicieux d’emplacement. La puissance de votre installation et son rendement dépendront en grande partie des contraintes de votre site et de la qualité de l’installation. Cet article vous guide étape par étape dans ce processus complexe qui comprend des aspects réglementaires, techniques et pratiques à maîtriser pour une installation réussie.

Choix de l’emplacement optimal

La production d’électricité de vos panneaux dépend directement de leur positionnement. L’orientation idéale dans l’hémisphère Nord est plein Sud, avec une inclinaison entre 30° et 35°. Cependant, des orientations Sud-Est, Sud-Ouest, Est ou Ouest peuvent également offrir une rentabilité satisfaisante. Une toiture orientée Nord est généralement déconseillée car elle reçoit trop peu d’ensoleillement direct.

L’inclinaison optimale se situe entre 30° et 35°, mais reste efficace dans une plage de 15° à 40°. Certains installateurs recommandent un minimum de 18° pour favoriser l’auto-nettoyage des panneaux par la pluie.

Si votre toiture principale n’est pas idéalement orientée, envisagez de répartir vos panneaux sur différents pans (Est-Ouest par exemple) pour optimiser la production tout au long de la journée.

Guide complet pour réussir votre installation de panneaux solaires en 2024

Les méthodes d’installation selon le type de toiture

Différentes approches d’installation existent selon la configuration de votre toiture et vos objectifs esthétiques et techniques.

Installation en surimposition : la solution la plus courante

La surimposition (ou Intégration Simplifiée au Bâti – ISB) est la méthode privilégiée pour la majorité des installations résidentielles. Elle consiste à fixer les panneaux au-dessus de la couverture existante sans la remplacer. Cette technique présente plusieurs avantages :

  • Installation rapide (généralement 1 à 3 jours)
  • Coût moins élevé que l’intégration au bâti
  • Préservation de l’étanchéité existante
  • Meilleure ventilation des panneaux, améliorant leur rendement et leur durée de vie

La mise en œuvre implique la fixation de crochets directement sur les chevrons de la charpente, après déplacement de quelques tuiles aux points d’ancrage. Des rails parallèles sont ensuite montés sur ces crochets pour recevoir les panneaux. Une attention particulière est portée à l’étanchéité autour des points de fixation grâce à des membranes spécifiques (flashing).

Intégration au bâti : l’option esthétique

L’intégration au bâti (IAB) consiste à remplacer une partie de la couverture par les panneaux photovoltaïques qui assurent alors directement l’étanchéité de la toiture. Cette solution, plus onéreuse et techniquement plus complexe, est privilégiée dans trois cas :

  • Construction neuve
  • Rénovation complète de toiture
  • Recherche d’une intégration esthétique parfaite

L’installation nécessite le retrait de la couverture existante, la mise en place éventuelle d’une nouvelle isolation et d’un écran sous-toiture, puis la fixation des panneaux et des éléments d’étanchéité périphériques.

Solutions pour toitures spécifiques

Pour les toits plats, des systèmes de montage lestés (bacs lestés ou plots béton) permettent d’installer les panneaux avec l’orientation et l’inclinaison optimales, généralement entre 10° et 30°. Cette méthode évite de percer l’étanchéité de la toiture, mais nécessite de vérifier la capacité de charge du toit pour supporter le poids additionnel.

Sur les toitures métalliques, des fixations spécifiques appelées « clamps » se serrent directement sur les joints debouts ou les nervures de la toiture, permettant une installation sans perçage de la couverture métallique.

Si votre toiture n’est pas adaptée, l’installation au sol reste une alternative viable, particulièrement pour les propriétés disposant d’un terrain dégagé et ensoleillé.

Le déroulement concret de l’installation

L’installation proprement dite se déroule en plusieurs phases techniques qui requièrent un savoir-faire spécifique.

Préparation du chantier et sécurisation

La première journée est généralement consacrée à la mise en place des équipements de sécurité et à la préparation logistique. L’installateur procède à :

  • La mise en place d’échafaudages sécurisés avec garde-corps
  • L’installation éventuelle d’un monte-charge pour acheminer le matériel
  • La réception et la vérification des équipements (panneaux, onduleurs, système de montage)
  • La préparation des outils nécessaires (perceuse, cordeau traceur, mètre, etc.)

Cette étape cruciale garantit la sécurité des techniciens et la fluidité de l’installation.

Mise en place de la structure porteuse

Pour une installation en surimposition sur une toiture en tuiles, le processus commence par le traçage précis de l’emplacement prévu pour le champ photovoltaïque. Les techniciens repèrent et marquent ensuite la position des chevrons, qui serviront de points d’ancrage solides.

Après avoir soulevé les tuiles aux points de fixation identifiés, les pattes de fixation sont vissées directement dans les chevrons à l’aide de vis à bois renforcées. Une membrane d’étanchéité (flashing) est soigneusement positionnée autour de chaque point de fixation pour prévenir toute infiltration future.

Les rails horizontaux ou verticaux sont ensuite fixés sur ces pattes, en respectant un alignement parfait et les espacements recommandés par le fabricant. Cette structure doit être parfaitement stable pour supporter les contraintes du vent et du poids des panneaux pendant plusieurs décennies.

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Installation des panneaux et câblage

Une fois la structure porteuse sécurisée, les panneaux sont montés un à un et fixés sur les rails à l’aide de brides de fixation spécifiques. Ces fixations, appelées « clamps », maintiennent fermement les panneaux tout en permettant une légère dilatation thermique.

Le câblage électrique sur le toit est une étape délicate qui requiert une attention particulière :

  • Connexion des panneaux entre eux en série ou en parallèle selon la configuration électrique choisie
  • Raccordement aux micro-onduleurs (si présents) ou acheminement des câbles DC vers un boîtier de jonction
  • Protection des câbles dans des gaines résistantes aux UV et aux intempéries
  • Fixation soignée pour éviter tout frottement ou contrainte mécanique

Les câbles DC sont ensuite acheminés vers l’intérieur du bâtiment via un passage étanche, souvent par une gaine technique existante, une cheminée non utilisée ou discrètement le long de la façade.

Raccordement électrique et mise en service

La finalisation technique et administrative de votre installation solaire constitue une étape déterminante pour sa conformité et son bon fonctionnement.

Installation des équipements électriques

L’onduleur, composant central qui convertit le courant continu des panneaux en courant alternatif utilisable, est généralement installé à proximité du tableau électrique principal. Son emplacement doit répondre à plusieurs critères :

  • Protection contre l’humidité et les températures extrêmes
  • Bonne ventilation pour dissiper la chaleur
  • Accessibilité pour la maintenance et le suivi
  • Proximité du tableau électrique pour limiter les pertes

Si vous optez pour des micro-onduleurs, ceux-ci sont installés directement sous chaque panneau (ou paire de panneaux), et seul le câblage AC est acheminé vers le tableau électrique.

Le raccordement au tableau électrique de l’habitation nécessite l’installation d’un disjoncteur dédié dimensionné selon la puissance de l’installation.

Procédures de certification et contrôles

Avant la mise en service, votre installation doit passer par plusieurs étapes de vérification et de certification :

  • Tests électriques par l’installateur (tensions, courants, isolation)
  • Vérification du fonctionnement de l’onduleur et des systèmes de protection
  • Contrôle obligatoire par un inspecteur du CONSUEL pour les installations raccordées au réseau
  • Obtention du visa CONSUEL, document indispensable pour la mise en service

Ces contrôles garantissent la sécurité électrique de votre installation et sa conformité aux normes en vigueur.

Raccordement au réseau public

Pour les installations en autoconsommation avec vente de surplus ou en vente totale, le raccordement au réseau public est nécessaire. La procédure à suivre comprend :

  • Dépôt d’une demande de raccordement auprès d’ENEDIS
  • Réception et acceptation de la Proposition De Raccordement (PDR)
  • Signature du Contrat de Raccordement, d’Accès au réseau et d’Exploitation (CRAE)
  • Intervention d’ENEDIS pour le raccordement physique et la mise en service du compteur
  • Signature d’un contrat d’achat avec EDF OA (ou autre acheteur obligé) pour la vente de l’électricité produite

Les délais de raccordement varient généralement de 6 semaines à 3 mois selon la complexité technique du dossier et la nécessité éventuelle de travaux d’extension du réseau.