Les centrales solaires hybrides de Qair au Tchad renforcent l’accès à l’électricité

·

Eonergie > Production d'électricité > Solaire > Les centrales solaires hybrides de Qair au Tchad renforcent l’accès à l’électricité
Qair lance des centrales solaires hybrides au Tchad pour transformer l’électricité
Résumer cet article avec :

Le producteur indépendant d’électricité français Qair annonce le développement de deux centrales solaires hybrides d’une capacité totale de 60 MWc au Tchad, en partenariat avec la Société Nationale d’Électricité. Prévues à N’Djamena et Moundou, ces infrastructures visent à diversifier le mix énergétique tchadien, à renforcer la sécurité d’approvisionnement et à réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet s’inscrit dans la stratégie de croissance de Qair en Afrique et répond aux besoins critiques d’accès à l’électricité dans le pays.


À retenir

  • Qair développe deux centrales solaires hybrides au Tchad, à N’Djamena et Moundou.
  • La capacité totale installée s’élèvera à 60 MWc pour ces deux sites.
  • Les installations combineront le solaire photovoltaïque, des batteries et, potentiellement, des générateurs diesel.
  • Un protocole d’accord a été établi avec la Société Nationale d’Électricité tchadienne (SNE).
  • Objectif : améliorer l’accès à l’électricité, réduire les coûts et la dépendance du pays aux énergies fossiles.
  • Aucune date précise de mise en service n’a encore été annoncée.
  • Qair confirme sa stratégie d’expansion sur le continent africain et son engagement pour la transition énergétique.

Deux nouvelles centrales solaires hybrides pour le Tchad : détails techniques et localisation

Le projet mené par Qair concerne la construction de deux centrales solaires hybrides. La première sera installée à N’Djamena, capitale du Tchad, et la seconde à Moundou, la deuxième plus grande ville du pays. Ces deux sites stratégiques bénéficieront chacun d’une partie de la capacité totale prévue de 60 MWc.

Technologie hybride : solaire, batteries et générateurs diesel

Les nouvelles centrales intègrent la technologie solaire photovoltaïque et un système de stockage d’énergie par batteries. Ce couplage vise à assurer une fourniture d’électricité stable, notamment lors des périodes sans ensoleillement. Les centrales pourraient également s’appuyer sur les générateurs diesel, existants sur les réseaux tchadiens, pour garantir la continuité de service en cas de pic de demande ou de défaillance solaire.

Capacité et apport attendu

La puissance combinée des deux projets atteint 60 MWc. Il s’agit d’un apport significatif dans un pays où la capacité électrique nationale demeure très limitée. L’intégration de batteries permettra de lisser la production, de stocker l’énergie produite en surplus dans la journée pour la restituer le soir ou lors de besoins imprévus.

Partenariat avec la Société Nationale d’Électricité

La réalisation de ces infrastructures fait l’objet d’un protocole d’accord (Memorandum of Understanding, MoU) entre Qair et la SNE, entreprise publique Tchadienne responsable du réseau électrique. Ce MoU constitue la base des discussions pour finaliser le contrat d’achat d’électricité (Power Purchase Agreement, PPA), qui doit sécuriser le modèle économique du projet.

Enjeux énergétiques et transition au Tchad

Le contexte énergétique du Tchad est marqué par un accès à l’électricité limité et une dépendance forte aux combustibles fossiles, notamment le diesel importé à coût élevé. Les infrastructures en cours de développement par Qair visent à répondre à ces défis structurels.

Situation actuelle : accès limité et production coûteuse

Selon les dernières estimations disponibles, le taux d’accès à l’électricité au Tchad demeure parmi les plus bas du continent africain. La majorité de la population vit sans accès fiable aux réseaux électriques. La production repose essentiellement sur des centrales diesel, coûteuses et polluantes pour l’environnement.

Quels bénéfices espérer ?

  • Augmentation de la capacité de production nationale
  • Réduction de la dépendance aux combustibles fossiles importés
  • Diminution des coûts de production de l’électricité
  • Baisse des émissions de CO2
  • Stabilisation accrue du réseau grâce au stockage par batteries

L’impact social et économique attendu est notable : une meilleure alimentation en énergie, notamment dans les grandes villes, favorisera l’activité économique et améliorera les conditions de vie.

Perspectives locales et régionales

Ce projet s’inscrit dans une dynamique de plus en plus marquée, en Afrique, en faveur des énergies renouvelables. Il représente un exemple de solution pragmatique, adaptée à des contextes de réseaux fragiles ou isolés. L’intérêt des acteurs institutionnels, comme la SNE, témoigne de l’acceptation croissante du solaire hybride comme vecteur de développement durable.

L’expansion de Qair en Afrique : stratégie et prochaines étapes

Qair renforce sa stratégie de croissance sur le continent africain où elle détient déjà plusieurs actifs solaires, éoliens et dans l’hydrogène vert. Le projet tchadien constitue une nouvelle avancée dans la diversification géographique et technologique du groupe.

Prochaines étapes : financement, études et contrats

Après la signature du protocole d’accord avec la SNE, les prochaines phases du projet comprennent :

  • La finalisation des études techniques et d’ingénierie
  • La sécurisation des financements nécessaires à la réalisation des infrastructures
  • La conclusion définitive du contrat d’achat d’électricité avec la SNE
  • La préparation des démarches administratives locales

Chronologie attendue

Aucune date précise de début de chantier ni de mise en service n’a été communiquée à ce stade. L’objectif reste néanmoins une mise en service « dans les meilleurs délais », selon les disponibilités de financement et l’avancement réglementaire. Ce calendrier dépendra en grande partie de la rapidité des différentes parties à aboutir à un accord final et à la mobilisation des fonds.

Qair comme acteur clé de la transition énergétique africaine

L’implication de Qair dans ces projets s’appuie sur un savoir-faire éprouvé en technologies de production d’énergie renouvelable et en gestion de projets hybrides. Les infrastructures prévues au Tchad confirment son rôle d’acteur de la transition énergétique en Afrique et illustrent le modèle d’exportation de solutions innovantes vers des marchés à fort potentiel d’impact, tant au niveau économique qu’environnemental.