Les nouveaux fourgons électriques VAN.EA de Mercedes-Benz ont fait leur première apparition publique cette semaine, marquant une étape importante pour l’entreprise dans le développement de sa gamme de véhicules utilitaires électriques. Après un long voyage cet été, ces fourgons sont désormais testés sur les routes publiques, annonçant un tournant pour le constructeur allemand.
Une ambition claire pour le marché des fourgons électriques
Bien que Mercedes-Benz propose déjà un modèle électrique avec l’eSprinter, la marque vise à prendre une position dominante sur le marché des fourgons électriques. Le lancement de la plateforme VAN.EA (Van Electric Architecture) en mai dernier a donné un premier aperçu de la stratégie à long terme de l’entreprise. Cette plateforme servira de base à tous les futurs fourgons de moyenne et grande taille, couvrant à la fois les usages privés et commerciaux.
Mercedes-Benz prévoit d’utiliser cette technologie pour offrir une gamme diversifiée de véhicules, allant des navettes VIP aux véhicules polyvalents, en passant par les limousines de luxe et même les véhicules de loisirs. La modularité de la plateforme électrique permet à Mercedes de répondre à une multitude de besoins avec une flexibilité accrue.

Une plateforme modulaire pour une polyvalence optimale
Le secret derrière la polyvalence de la gamme VAN.EA réside dans sa plateforme modulaire. Cette architecture est divisée en trois modules principaux :
- Le premier module contient le groupe motopropulseur électrique, qui est au cœur du fonctionnement des véhicules.
- La section centrale détermine la hauteur et la longueur du fourgon, permettant à Mercedes d’adapter chaque modèle en fonction des besoins spécifiques.
- Le module arrière décide de la configuration en traction intégrale ou en propulsion. Cette flexibilité est comparable à un système de construction de type Lego, où différentes pièces peuvent être assemblées pour répondre à divers objectifs.
Optimisation pour autonomie et réduction des coûts
Dans le développement de cette nouvelle génération de fourgons, Mercedes s’est concentrée sur quatre aspects essentiels : l’aérodynamique, le groupe motopropulseur, les pneus et le châssis. L’objectif est d’optimiser l’autonomie tout en réduisant les coûts de production, offrant ainsi un produit plus compétitif sur le marché des véhicules utilitaires électriques.

Premiers essais publics et tests en conditions réelles
Les premiers prototypes basés sur la plateforme VAN.EA ont été dévoilés cette semaine et sont actuellement testés sur les voies publiques. Mercedes-Benz a déclaré que ces tests visaient à évaluer des composants clés tels que le groupe motopropulseur, le châssis et la batterie. En juin 2024, la marque a mené un essai longue distance de Stuttgart au Cap Nord, et les prochaines étapes incluent des tests hivernaux rigoureux en Suède.
À partir de 2026, tous les nouveaux fourgons de Mercedes-Benz seront basés sur cette plateforme VAN.EA. Ils seront également équipés du système d’exploitation interne de la marque, MB.OS, qui offrira des fonctionnalités avancées en matière de connectivité et d’assistance au conducteur.
Objectifs ambitieux pour l’avenir
Mercedes-Benz vise à ce que 20 % de ses ventes de fourgons soient électriques d’ici 2026, avec un objectif encore plus ambitieux pour 2030, où la moitié des ventes de fourgons devrait être constituée de modèles électriques.
En développant la plateforme VAN.EA, Mercedes-Benz ne se contente pas de suivre la tendance des véhicules électriques, mais cherche à définir de nouveaux standards pour le marché des véhicules utilitaires. La marque espère ainsi offrir des solutions de mobilité durables et efficaces, tout en maintenant son engagement en faveur de l’innovation et du luxe.










