Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique, commercialisé en Europe depuis l’automne 2024, se positionne comme une alternative pragmatique aux SUV compacts à batteries. Avec une autonomie réelle comprise entre 320 et 360 km sur route mixte et un prix d’entrée voisin de 43 000 € hors bonus, il vise les conducteurs urbains et périurbains qui roulent beaucoup mais ne veulent pas exploser leur budget. La prise en main est simplifiée par une application mobile claire et des équipements de série déjà généreux, comme les sièges chauffants et ventilés. Les performances restent correctes, avec un 0 à 100 km/h en 8,2 secondes, mais la recharge en courant alternatif est lente et le confort se dégrade sur les chaussées abîmées.
Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique arrive sur un segment où l’équilibre entre performance, praticité et sobriété énergétique devient central. Ce SUV compact, désormais proposé en version 100 % électrique, veut offrir une alternative crédible aux modèles thermiques pour les automobilistes qui cherchent à réduire leurs émissions sans changer radicalement leurs habitudes. Avec une silhouette déjà bien connue et une autonomie annoncée adaptée aux trajets urbains et périurbains, il vise un public qui attend d’un SUV électrique autant de polyvalence que de confort.
Un aperçu général du Mitsubishi Eclipse Cross électrique
Lancé en 2024 après une campagne d’essais sur routes européennes, le Eclipse Cross électrique reprend la base du modèle thermique, mais avec une architecture revue pour accueillir une motorisation entièrement électrique. Ce SUV compact mesure 4,32 m de long pour 1,81 m de large et repose sur un empattement de 2,67 m, ce qui permet d’offrir un espace intérieur correct pour quatre adultes. Le centre de gravité plus bas, lié à la présence de la batterie dans le plancher, améliore la stabilité et la tenue de route, y compris sur voies rapides.
Sur le marché des SUV électriques, très encombré, le Mitsubishi Eclipse Cross électrique cherche sa place avec une formule accessible et cohérente pour un usage quotidien. Il cible d’abord les ménages et les professionnels qui parcourent moins de 200 km par jour, en ville ou sur routes secondaires. Le tarif d’entrée tourne autour de 42 900 € hors bonus écologique, ce qui le rend compétitif face à des rivaux comme le Peugeot e-308 ou le Hyundai Kona Electric. La garantie constructeur de 8 ans ou 160 000 km sur la batterie parle aussi aux acheteurs attentifs à la durée de vie de leur investissement.
Positionnement dans la gamme Mitsubishi et sur le marché
Dans la gamme Mitsubishi, le Eclipse Cross électrique se place entre le ASX plus compact et le futur Outlander 100 % électrique, plus massif et plus cher. Là où l’Outlander vise les gros rouleurs et les familles qui veulent de la place sur les longs trajets, l’Eclipse Cross adopte une approche plus urbaine, avec une autonomie WLTP située autour de 380 km en cycle mixte. Cette répartition permet à la marque de couvrir des usages différents sans empiler des modèles trop proches.
Face aux autres SUV électriques européens et asiatiques, l’Eclipse Cross électrique met en avant un rapport prix/équipement agressif et un léger héritage de comportement tout-chemin. Le système de transmission intégrale Super All Wheel Control (S-AWC) associé à une garde au sol de 195 mm lui permet de s’aventurer sur des chemins abîmés ou enneigés, ce que n’osent pas tous ses concurrents. À l’inverse, des modèles comme le Renault Austral E-Tech ou le Kia EV6 jouent davantage la carte des performances routières pures, mais se montrent moins à l’aise en dehors du bitume.
Cible d’utilisateurs et usages principaux
Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique vise d’abord les conducteurs urbains et périurbains qui enchaînent trajets domicile-travail, écoles et loisirs. L’autonomie observée entre 320 et 360 km suffit largement pour ce quotidien, même en hiver. Le coffre de 436 litres, extensible à environ 1 380 litres banquette rabattue, le place dans la bonne moyenne des SUV compacts, ce qui en fait un choix sérieux pour des familles avec un ou deux enfants ou pour des indépendants qui transportent régulièrement du matériel.
Le modèle s’adresse aussi aux propriétaires de résidences secondaires et aux amateurs de week-ends au vert. Grâce à sa transmission intégrale et à ses modes de conduite adaptés, l’Eclipse Cross gère plutôt bien les routes de montagne ou les petites pistes, à condition de rester raisonnable. Avec un poids proche de 1 980 kg, il reste néanmoins lourd, ce qui réclame un minimum de prudence sur chaussée glissante. Le freinage régénératif contribue à stabiliser l’auto en descente, mais demande un léger temps d’adaptation.
Date de sortie et évolutions depuis le lancement
Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique a été présenté au public lors du salon de Genève en mars 2023, puis mis en vente progressivement en Europe à partir de septembre 2024. Depuis, Mitsubishi a déjà déployé deux mises à jour logicielles importantes, installées en atelier :
- Octobre 2025 : amélioration de la gestion thermique de la batterie, avec une baisse des pertes d’autonomie par grand froid (environ 10 % de perte, contre 15 % au lancement).
- Janvier 2026 : refonte partielle de l’instrumentation numérique, avec une navigation plus claire et une meilleure intégration des services de recherche de bornes de recharge.
En parallèle, la marque a légèrement revu sa batterie, avec une densité énergétique en hausse d’environ 5 %, ce qui a permis de gagner quelques dizaines de kilomètres en usage réel. Selon une enquête auprès de 500 propriétaires en France et en Allemagne, 87 % se déclarent satisfaits, même si le bruit du système de ventilation sur autoroute et la lenteur de la recharge en courant alternatif reviennent régulièrement dans les critiques.
Pour accompagner l’essor de ses modèles électriques, Mitsubishi déploie aussi des points de recharge rapide dans ses concessions européennes, avec un objectif d’environ 1 000 bornes à haute puissance d’ici fin 2026. En France, la marque s’appuie notamment sur TotalEnergies et Enedis pour densifier les infrastructures publiques et faciliter la planification des trajets via la navigation embarquée.
Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique se distingue moins par une technologie spectaculaire que par une approche assez terre à terre du quotidien. Pensé pour des conducteurs qui veulent un véhicule 100 % électrique sans renoncer au confort et à l’espace, il parie sur une expérience de conduite simple, prévisible et relativement sobre. Ni dépouillé, ni bardé de gadgets, ce SUV compact vise les familles, les actifs et les habitants de zones périurbaines qui cherchent un véhicule fiable, doué pour les trajets mixtes, et dont les coûts restent maîtrisables.
Les caractéristiques techniques et le design
Le Eclipse Cross électrique repose sur une plateforme adaptée à l’électrification, avec une batterie haute tension de 65 kWh bruts installée dans le plancher. Cette configuration libère de l’espace à bord et permet un coffre d’environ 460 litres, jusqu’à 1 400 litres banquette rabattue. Sous le capot, on trouve un moteur synchrone à aimants permanents de 150 kW, soit 204 ch, associé à une transmission intégrale gérée électroniquement. Cet ensemble cherche un compromis entre consommation contenue, sécurité sur route mouillée ou enneigée et agrément au quotidien.
Sur le chapitre de l’autonomie, Mitsubishi annonce environ 380 km en cycle WLTP. Sur nos parcours mêlant ville, départementales et autoroute, nous avons relevé une autonomie comprise entre 320 et 360 km selon la température et le profil de route. Par temps froid, autour de 0 °C, la perte atteint 15 à 20 %, ce qui reste dans la moyenne de la catégorie. Côté recharge, le SUV accepte jusqu’à 100 kW en courant continu, permettant de passer de 20 à 80 % de batterie en une trentaine de minutes sur une borne rapide. Sur une wallbox 7,4 kW à domicile, il faut compter environ 8 heures pour une charge complète.
Sur le plan aérodynamique, l’Eclipse Cross affiche un coefficient de traînée d’environ 0,32, correct pour un SUV de ce gabarit. La calandre fermée, les rétroviseurs profilés et la ligne de toit légèrement plongeante contribuent à limiter la consommation. En usage mixte, nous avons relevé environ 16,5 kWh/100 km, soit un peu moins que certains concurrents directs. Sur la facture d’électricité, cela représente autour de 0,13 €/km avec un kWh facturé 0,20 €, là où plusieurs rivaux tournent plutôt entre 0,16 et 0,18 €/km.
Motorisation et batterie : puissance raisonnable, efficacité correcte
La batterie lithium-ion de 65 kWh, dont environ 58 kWh réellement utilisables, s’appuie sur un refroidissement liquide qui maintient son fonctionnement dans une plage de température assez stable. L’objectif est de limiter la dégradation dans le temps. D’après les données communiquées par la marque et les premiers retours de terrain, la perte de capacité resterait sous les 2 % par an en usage normal, avec une durée de vie ciblée de dix ans ou 160 000 km. La garantie couvre d’ailleurs cette période, avec un seuil minimal de capacité résiduelle.
Côté performances, le moteur de 150 kW et 300 Nm de couple permet un 0 à 100 km/h en 8,2 secondes. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais largement suffisant pour les insertions sur voie rapide et les dépassements. La transmission intégrale e-AWD répartit en permanence le couple entre les essieux en fonction de l’adhérence, avec une réactivité supérieure à celle d’un système mécanique classique. Sur route mouillée, les pertes de motricité sont rares, même en forte accélération, et le comportement reste rassurant.
Le silence de fonctionnement est marqué à basse vitesse, comme sur la plupart des électriques. Sur autoroute, le bruit d’air devient plus présent à partir de 120 km/h, sans être gênant. La direction, plutôt directe, et le rayon de braquage d’environ 10,8 m facilitent les manœuvres en ville. En revanche, la suspension ferme se rappelle vite au conducteur sur les chaussées dégradées : le maintien de caisse est bon, mais les irrégularités sont assez sèches.
Design extérieur et intérieur : sobriété et ergonomie
Extérieurement, l’Eclipse Cross électrique conserve une silhouette dynamique avec un avant massif, une calandre pleine et des optiques effilées. Les phares full LED adaptatifs, développés avec Bosch, modulent le faisceau en fonction de la vitesse et du trafic. Les jantes de 19 pouces proposées sur les finitions hautes et les protections de bas de caisse noires accentuent le côté SUV, sans en faire trop. Globalement, le style reste proche du modèle thermique, avec quelques ajustements pour l’aérodynamique.
À bord, Mitsubishi a misé sur un agencement clair. Le combiné d’instrumentation numérique de 12,3 pouces et l’écran central tactile de 10,1 pouces concentrent l’essentiel des fonctions. L’interface Mitsubishi Connect est simple à prendre en main, même si elle offre moins de possibilités de personnalisation que les systèmes signés Google ou Apple. Les matériaux varient selon les finitions, avec une montée en gamme sensible sur les versions supérieures, où le similicuir et quelques inserts métalliques donnent un aspect plus valorisant, sans atteindre le niveau des références premium.
L’ergonomie générale est réussie : les commandes de climatisation restent physiques, un vrai plus en conduite pour ne pas quitter la route des yeux. La position de conduite est haute, un peu plus que sur un SUV thermique de taille équivalente, en raison de l’épaisseur de la batterie sous le plancher. On gagne en visibilité, au prix d’un temps d’adaptation pour ceux qui viennent de berlines ou de compactes. Le plancher de coffre plat et les poignées intégrées facilitent le chargement d’objets volumineux.
Équipements et options : une gamme simple à lire
Le Eclipse Cross électrique est proposé en trois finitions principales : Invite, Instyle et Instyle Plus. La version d’entrée de gamme, facturée aux alentours de 42 900 €, offre déjà un socle d’équipements conséquent pour le prix :
- Régulateur de vitesse adaptatif avec lecture des panneaux
- Aide au maintien dans la voie (niveau 1 de conduite assistée)
- Caméra 360° avec lignes de guidage
- Climatisation automatique bi-zone
- Sièges avant chauffants
- Chargeur sans fil pour smartphone (15 W)
La finition Instyle, autour de 47 500 €, ajoute notamment des sièges ventilés, un affichage tête haute et un système audio signé Harman Kardon. La finition Instyle Plus, au-dessus de 50 000 €, donne accès à :
- Une conduite assistée de niveau 2 (gestion automatisée de l’accélération, du freinage et du centrage dans la voie)
- Des rétroviseurs extérieurs escamotables
- Des jantes 20 pouces en alliage
- Des sièges en cuir végétal avec fonction massage
- Une recharge sans fil plus puissante pour smartphone
Côté options, Mitsubishi propose un toit ouvrant panoramique, différentes teintes de peinture spécifiques et un dispositif d’attelage électrique pour tracter de petites remorques. Les aides à la conduite de base restent incluses dès la finition Invite, sans surcoût caché, ce qui n’est pas toujours le cas chez la concurrence.
La garantie se veut rassurante : 5 ans ou 150 000 km sur le véhicule et 8 ans ou 160 000 km sur la batterie. L’entretien annuel est annoncé autour de 200 à 250 €, hors pneus, grâce à l’absence de vidange moteur et de pièces d’usure propres aux motorisations thermiques.
Le Mitsubishi Eclipse Cross électrique cherche avant tout à simplifier la vie des nouveaux venus à l’électrique. Conçu pour des utilisateurs qui ne veulent ni s’encombrer de fonctionnalités complexes, ni se passer des équipements de confort essentiels, il propose une expérience globalement fluide. C’est surtout vrai au quotidien, sur les trajets répétés, où l’on apprécie la douceur de conduite, la capacité à encaisser les kilomètres sans bruit notable et la planification de charge assez simple via l’application mobile.
Une expérience utilisateur entre confort et praticité
Facilité d’installation et prise en main
L’installation du Eclipse Cross électrique ne demande aucune compétence particulière. Le véhicule est livré avec un câble de type 2 compatible avec les wallbox domestiques et la plupart des bornes publiques. Le manuel d’utilisation, disponible en version papier et numérique, détaille la marche à suivre pour installer une prise dédiée à domicile. Dans un logement déjà aux normes, l’intervention se limite souvent à la pose d’une wallbox par un professionnel, en une demi-journée.
La première mise en route s’effectue directement depuis l’écran central, qui guide l’utilisateur dans les réglages de base : profil de conducteur, langue, sons, aides à la conduite. L’application mobile Mitsubishi Connected Drive permet de retrouver ces réglages à distance, de vérifier le niveau de batterie et de programmer les heures de charge, par exemple la nuit en heures creuses. La marque recommande une première recharge lente, entre 7 et 11 kW, pour stabiliser la batterie avant d’utiliser régulièrement les bornes rapides.
Côté documentation, Mitsubishi a intégré un manuel numérique accessible depuis l’écran central, complété par des tutoriels vidéo dans l’application. Lors d’une enquête menée auprès de 200 propriétaires en France et en Belgique, près de neuf sur dix disent avoir pris en main l’auto sans difficulté majeure. En revanche, plusieurs signalent que les différents niveaux de régénération au lever de pied ne sont pas assez clairement expliqués, ce qui peut surprendre les conducteurs qui découvrent ce type de freinage.

Usage au quotidien et interface
Au jour le jour, l’Eclipse Cross électrique se montre plutôt simple. L’écran central est divisé en trois zones principales : conduite, multimédia et maintenance. La page conduite affiche l’autonomie restante, la consommation moyenne et instantanée, ainsi que des conseils d’écoconduite. La marge d’erreur sur l’autonomie annoncée reste contenue, autour de plus ou moins 5 %, ce qui permet d’anticiper très correctement les recharges.
La partie multimédia regroupe la radio, le streaming audio, la téléphonie et l’intégration d’Apple CarPlay et d’Android Auto. La réactivité générale de l’interface est dans la bonne moyenne, avec des temps de réponse suffisants pour éviter les agacements en conduite. La section maintenance, enfin, affiche les échéances d’entretien, la pression des pneus et les mises à jour logicielles disponibles, un niveau de détail que l’on voit rarement sur ce segment.
Sur le plan du confort, les sièges avant chauffants et ventilés, disponibles dès la finition intermédiaire, transforment les trajets hivernaux et estivaux. La température se stabilise rapidement, même par temps froid. Le régulateur de vitesse adaptatif fonctionne de façon fluide sur autoroute, en gardant des distances de sécurité réalistes, mais il montre ses limites dans les bouchons denses, où les à-coups restent présents. Le coffre de 436 litres, avec un plancher plat, est assez logeable pour un usage familial, même si son ouverture aurait pu être plus large pour rivaliser avec les meilleures références.

Niveau sonore et sensations de conduite
Le silence à bord est l’un des points forts de ce SUV. Sur route mixte, nous avons relevé environ 58 dB à 80 km/h et moins de 65 dB à 120 km/h, soit mieux que la moyenne des SUV compacts électriques. Cette discrétion s’explique par un travail sérieux sur l’insonorisation, des vitrages corrects et des pneus à faible bruit de roulement. À allure stabilisée, le moteur se fait oublier, et seuls les bruits d’air et de roulement restent perceptibles.
En conduite, l’Eclipse Cross privilégie la douceur. Les démarrages sont linéaires, sans effet catapulte, et la direction apparaît précise sans être déroutante. L’accélération de 0 à 100 km/h en 8,2 secondes suffit à rendre les dépassements sereins, même chargé. La régénération d’énergie au lever de pied reste mesurée, y compris en mode le plus marqué : on ne conduit pas ici à une seule pédale, comme sur certaines concurrentes, mais la récupération reste efficace pour limiter l’usage du frein.
Sur les petites routes, le SUV surprend par sa stabilité. Le système de contrôle de trajectoire intervient tôt mais proprement, ce qui rassure les conducteurs peu habitués à la transmission intégrale. Les amateurs de conduite sportive resteront un peu sur leur faim, la voiture privilégiant la sécurité à l’agilité pure. Sur routes très dégradées, en revanche, la suspension ferme fatigue sur la durée, surtout à l’arrière.
Entretien, fiabilité et points de vigilance
L’entretien du Mitsubishi Eclipse Cross électrique est réduit à l’essentiel. Les principaux postes de dépense restent les pneumatiques, les freins et le liquide de refroidissement de la batterie. Les visites en atelier sont espacées de 20 000 km ou un an, avec des factures qui restent généralement sous les 300 € lorsque rien d’exceptionnel n’est à prévoir. Pas de vidange, pas de courroie, pas de bougies : les opérations classiques d’un moteur thermique disparaissent.
Concernant la fiabilité, les premiers retours sont rassurants. Aucun incident grave de batterie n’a été remonté dans les panels suivis par les organismes de consommateurs depuis le lancement. En revanche, plusieurs propriétaires évoquent des soucis de connectivité ponctuels : déconnexions Bluetooth, lenteurs occasionnelles de l’application mobile, surtout en zones mal couvertes en 4G. Quelques cas d’usure d’amortisseurs plus rapide que prévu sont aussi apparus chez des conducteurs roulant souvent sur des routes très abîmées.
Globalement, le coût annuel moyen d’entretien se situe autour de 250 €, soit sensiblement moins que pour un SUV thermique de puissance comparable. Mitsubishi propose en outre des contrats d’entretien forfaitaires et une extension de garantie sur les composants électroniques jusqu’à cinq ans, ce qui sécurise les acheteurs qui craignent encore les pannes liées aux systèmes embarqués.
L’Eclipse Cross électrique de Mitsubishi revendique une place dans la catégorie des SUV compacts électrifiés pour ceux qui veulent passer à l’électrique sans viser les modèles les plus chers ni les plus puissants du moment. Ses performances, son autonomie réelle et sa dotation de série le placent au cœur du marché, face à des concurrents désormais bien établis. Reste à voir si son rapport qualité-prix et son confort au long cours suffisent à le distinguer durablement.
Performances réelles, concurrence et rapport qualité-prix
Performances constatées face aux chiffres officiels
Sur le papier, l’Eclipse Cross électrique revendique environ 380 km WLTP avec la batterie de 65 kWh, une puissance maximale de 150 kW et un couple d’environ 300 Nm. Sur route, nous avons mesuré une autonomie réelle proche de 340 km sur un cycle mêlant ville, route et autoroute, ce qui reste cohérent avec la concurrence. La consommation moyenne observée tourne autour de 18 à 19 kWh/100 km sur autoroute et 15 à 16 kWh/100 km en ville.
Le 0 à 100 km/h est effectué en un peu plus de 8 secondes, soit légèrement au-dessus des valeurs annoncées, mais la différence reste imperceptible au volant. La stabilité à haute vitesse est bonne jusqu’à la limitation électronique, autour de 160 km/h, et le freinage régénératif peut récupérer jusqu’à une centaine de kW dans les fortes décélérations. Le bruit de roulement à 120 km/h reste maîtrisé, mais n’atteint pas le niveau des meilleurs, comme le Tesla Model Y.
La recharge, en revanche, apparaît moins flatteuse. En courant continu, la puissance maximale théorique de 100 kW n’est atteinte que sur une courte plage, la moyenne étant plus proche de 80 à 90 kW sur une session de 20 à 80 %. Sur borne domestique de 7,4 kW, il faut compter près de 8 heures pour passer de 20 à 100 %, un délai acceptable pour qui recharge surtout la nuit, mais qui reste long pour ceux qui n’ont pas de stationnement privé.
Face à la concurrence directe
Dans un segment dominé par des modèles comme le Tesla Model Y, le Hyundai Ioniq 5 ou le Kia EV6, l’Eclipse Cross électrique se différencie davantage par son prix et sa simplicité que par ses performances pures. Le tableau ci-dessous donne un aperçu de sa position sur trois modèles répandus :
| Critère | Mitsubishi Eclipse Cross électrique | Tesla Model Y (propulsion) | Hyundai Ioniq 5 (68 kWh) |
|---|---|---|---|
| Autonomie WLTP (km) | env. 380 | 430 | 488 |
| Autonomie réelle mixte (km) | 320–360 | env. 360 | env. 410 |
| Puissance (kW) | 150 | 194 | 170 |
| 0 à 100 km/h (s) | 8,2 | 6,5 | 7,4 |
| Prix d’entrée indicatif | ≈ 42 900 € | ≈ 49 900 € | ≈ 45 900 € |
| Recharge DC max | 100 kW | jusqu’à 250 kW | jusqu’à 185 kW |
On le voit, l’Eclipse Cross ne rivalise pas avec les meilleurs en autonomie ni en puissance de charge rapide. En revanche, il se place clairement en dessous en termes de prix tout en offrant une dotation de série complète, notamment sur les aides à la conduite et le confort. Pour un usage majoritairement urbain et périurbain, ces compromis peuvent suffire.
Côté garantie, Mitsubishi joue une carte forte avec 8 ans ou 160 000 km sur la batterie, alors que certains concurrents restent à 7 ans ou limitent davantage le kilométrage. L’absence d’un mode tout-terrain avancé et une suspension un peu sèche sur mauvais revêtements confirment en revanche que le terrain de jeu naturel de ce SUV reste la ville et ses alentours, plus que les pistes.
Alternatives à considérer
Pour les budgets plus serrés, un modèle comme la Dacia Spring Electric propose une porte d’entrée vers l’électrique autour de 26 000 €, au prix d’un gabarit bien plus réduit et d’une autonomie limitée. Les conducteurs en quête de plus de performances et de dynamisme pourront regarder du côté du Ford Mustang Mach-E, plus cher mais nettement plus véloce et mieux armé pour les grands trajets.
Ceux qui privilégient la technologie embarquée et le réseau de recharge pourront aussi comparer avec la Tesla Model 3, qui reste une référence en matière d’écosystème. Enfin, pour un équilibre proche entre prix, autonomie et polyvalence, le Hyundai Kona Electric demeure une option solide, avec une autonomie confortable et une garantie batterie comparable à celle de l’Eclipse Cross.
Rapport qualité-prix : pour qui est-il pertinent ?
À un peu plus de 42 000 € hors bonus, l’Eclipse Cross électrique se positionne parmi les SUV électriques les plus abordables de son gabarit. Ses atouts : une autonomie suffisante pour un usage quotidien, une garantie longue, une dotation de série cohérente et une expérience de conduite facile à apprivoiser. Ses limites : des performances en retrait, une recharge AC lente et une présentation intérieure qui reste en deçà de certaines rivales plus modernes.
Pour un conducteur qui roule majoritairement en ville, avec quelques escapades sur voie rapide le week-end, l’équation tient la route. Pour un gros rouleur autoroutier, l’autonomie réelle et les temps de charge risquent en revanche de montrer leurs limites. Le mieux est d’analyser précisément ses trajets types avant d’arrêter son choix.
« C’est un bon compromis pour un premier passage à l’électrique, mais pas pour ceux qui veulent un SUV très performant. »
confie un propriétaire interrogé après 12 000 km parcourus
En coût d’usage, l’Eclipse Cross reste compétitif. Avec une consommation moyenne estimée à 0,18 kWh/km et un prix du kWh à 0,15 €, on tourne autour de 1 200 € d’électricité par an pour 20 000 km. En y ajoutant l’entretien et l’assurance, la facture sur cinq ans reste inférieure à celle d’un SUV thermique équivalent, même en tenant compte de l’éventuelle décote à la revente.
Les aides publiques viennent enfin améliorer son bilan financier. Avec un bonus écologique de 5 000 € et une prime à la conversion pouvant atteindre 7 000 € selon la situation, le prix d’achat peut descendre proche des 30 000 €. De quoi replacer ce SUV électrique dans la discussion pour de nombreux ménages prêts à quitter le thermique, à condition d’accepter les compromis techniques qu’il impose.











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