La Dacia Spring 2026 s’installe en Slovénie pour décrocher le bonus et passer sous les 18 000 euros

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Nouvelle Dacia Spring 2026 stationnée devant l’usine Renault de Novo Mesto en Slovénie, avec les bâtiments industriels en arrière-plan.

Présentée ce mardi 8 septembre, la nouvelle Dacia Spring change d’usine et de gabarit. Finie l’usine chinoise de Dongfeng : la production passe chez Renault, à Novo Mesto en Slovénie, sur une plateforme partagée avec la Renault Twingo E-Tech. Le ticket d’entrée reste sous les 18 000 € et descend vers 15 000 € une fois le bonus écologique déduit.


À retenir

  • Production relocalisée en Slovénie (Novo Mesto) sur la plateforme AmpR Small commune avec la Twingo E-Tech, développement bouclé en moins de deux ans.
  • Gabarit en hausse : 3,85 m de long (+15 cm) et 1,74 m de large (+18 cm), rayon de braquage de 4,95 m.
  • Coffre de 337 litres (1 283 litres banquette rabattue) et frunk de 18 litres pour les câbles, plus fixations YouClip.
  • Batterie LFP de 27,5 kWh utiles, 250 km d’autonomie WLTP, consommation de 12,7 kWh/100 km pour 1 212 kg à vide.
  • Tarifs : 17 900 € en finition Expression et 19 400 € en Journey ; bonus de 3 620 à 6 180 € selon revenus, commandes ouvertes le 8 septembre.

Le déménagement industriel a des conséquences très concrètes : il rend la citadine éligible au bonus et la replace dans un segment A électrique où les prix sont scrutés de près. Pour les ménages qui roulent peu et rechargent surtout à domicile, l’équation entre coût et praticité redevient simple.

Une fabrication européenne pour faire baisser la facture

La deuxième génération de Spring mise sur la proximité industrielle pour contenir son prix.

De la Chine à la Slovénie : le déménagement industriel

La première Spring sortait depuis 2021 des lignes de Shiyan et Wuhan, en Chine. La nouvelle est assemblée à Novo Mesto, en Slovénie, aux côtés de la future Twingo E-Tech (Flottes Automobiles). Ce transfert évite les droits de douane compensateurs européens appliqués aux électriques produites en Chine. Il donne surtout accès au bonus écologique français de 3 620 à 6 180 € selon les revenus (Downshift.fr). Plus de 210 000 exemplaires de la première génération ont été vendus dans plus de 40 pays (Motor1). Dacia entend poursuivre sur cette lancée avec quatre modèles 100 % électriques d’ici 2030.

Une plateforme partagée pour mutualiser les coûts

La citadine adopte l’architecture RG-EV Small, dite AmpR Small, du groupe Renault. Cette base modulaire est aussi utilisée par la Renault 5 et la future Twingo E-Tech, avec des composants communs. Le développement a été mené dans un programme resserré de 100 semaines, soit 16 à 24 mois selon Autocar, contre trois à quatre ans habituellement. Cette méthode dite design-to-cost limite les dépenses de conception et d’outillage grâce à des composants, une électronique et des logiciels mutualisés. Dacia applique ici sa stratégie électrique : partager ce qui peut l’être pour maintenir un prix bas.

Chaîne de montage de la Dacia Spring 2026 dans l’usine Renault de Novo Mesto en Slovénie, avec des ouvriers autour des carrosseries sur la ligne.
La fabrication européenne de la Spring à Novo Mesto évite les droits de douane chinois et la rend éligible au bonus écologique français.

Un gabarit en hausse, un esprit baroudeur conservé

Plus large, plus stable et plus logeable, la Spring s’éloigne de l’image d’ultra-citadine étroite.

15 centimètres de plus et une posture de mini-SUV

La nouvelle Spring mesure 3,85 m de long et 1,74 m de large pour 1,49 m de haut, soit +15 cm en longueur et +18 cm en largeur. Ses porte-à-faux contenus et son rayon de braquage de 4,95 m préservent sa maniabilité en ville. Le style, supervisé par David Durand, joue sur les arêtes tendues, les passages de roues marqués et les protections en plastique teinté dans la masse. La signature lumineuse reprend le Dacia Link avec des optiques à réflecteurs simples afin de limiter les coûts. Quatre teintes sont annoncées : Agave, Gris Schiste, Noir Nacré et Blanc Glacier, avec des boucliers conçus pour mieux résister aux frottements du quotidien.

Un coffre record et des astuces du quotidien

L’élargissement répond au principal reproche adressé à l’ancienne génération : le manque de place aux coudes et aux épaules. Quatre adultes peuvent prendre place, avec 20 litres de rangements intérieurs répartis dans l’habitacle. Le coffre affiche 337 litres, extensible à 1 283 litres une fois la banquette 50/50 rabattue, un volume de référence sur le segment A électrique (Flottes Automobiles). Un frunk de 18 litres sous le capot accueille les câbles sans empiéter sur le coffre (The Irish Times). À bord, l’instrumentation numérique de 7 pouces est livrée de série. La finition haute ajoute l’écran Media Nav Live de 10,1 pouces, avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil, ainsi que les fixations modulaires YouClip.

Sobriété technique assumée, avec des limites à connaître

La fiche technique privilégie l’efficience et les usages réels plutôt que la course à l’autonomie.

27,5 kWh LFP : petite batterie et faible consommation

Un seul moteur est proposé : 60 kW (80 ch) et 175 Nm, avec un 0 à 100 km/h en 12,1 s et une vitesse maximale bridée à 130 km/h (PistonHeads UK). Il est alimenté par une batterie Lithium-Fer-Phosphate (LFP) de 27,5 kWh utiles, sans cobalt ni nickel, une chimie durable et moins coûteuse. Avec ses 1 212 kg à vide et sa consommation annoncée de 12,7 kWh/100 km, la citadine revendique jusqu’à 250 km d’autonomie WLTP (Flottes Automobiles). La technologie V2L (Vehicle-to-Load) est disponible avec le pack charge pour alimenter de l’outillage, un vélo électrique ou un éclairage via une prise dédiée. La priorité est clairement donnée à la sobriété, pas aux performances.

Dacia Spring 2026 branchée sur une borne de recharge domestique dans l’allée d’une maison en périphérie urbaine.
Avec sa petite batterie LFP et une recharge surtout à domicile, la Spring privilégie la sobriété aux performances.

Des usages ciblés : 34 km par jour et recharge à domicile

Dacia indique que les utilisateurs de l’ancienne Spring parcouraient 34 km par jour en moyenne et effectuaient 75 % des recharges à domicile (EV Central). Le chargeur AC embarqué de 6,6 kW de série recharge de 15 à 80 % en 9 heures sur une prise domestique renforcée, et en 2 h 55 sur une borne de 7 kW. L’option 11 kW triphasé accélère la charge sur les bornes publiques, tandis que la recharge DC 50 kW fait passer la batterie de 15 à 80 % en 28 minutes. En revanche, les 250 km montrent leurs limites sur les longs trajets autoroutiers, par grand froid ou à pleine charge, et la puissance de charge reste modeste face aux compactes à 100 kW et plus. Le choix est assumé : moins de batterie et moins de poids, mais une planification nécessaire hors des trajets quotidiens.

Prix serré et concurrence qui s’étoffe

La gamme débute à 17 900 € en Expression et 19 400 € en Journey, sous les 20 000 € hors bonus. Une fois la prime déduite, le prix tombe sous les 15 000 € en France selon les revenus. Les commandes ouvrent dès ce 8 septembre, avant une première mondiale au Mondial de l’Automobile de Paris en octobre 2026 et des livraisons prévues au premier trimestre 2027. Face à elle, les Renault Twingo E-Tech, Leapmotor T03, BYD Dolphin Surf, Citroën ë-C3 et Hyundai Inster se disputent un segment où chaque centime compte.

Proposer une citadine essentielle qui répond à la hausse du coût automobile et aux contraintes des ménages.
Katrin Adt, directrice générale de Dacia, citée par Autocar

Frank Marotte, directeur des ventes et des opérations, confirme que le retour de l’éligibilité aux aides doit attirer une forte demande pour les petites électriques en Europe.

À 12,7 kWh/100 km, la Spring mise sur son faible poids et sa petite batterie pour contenir son coût d’usage. Il reste à vérifier sur route son efficience hivernale et son confort acoustique à 130 km/h, deux critères qui compteront pour les trajets périurbains.

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