La Geely EX2, citadine électrique chinoise vendue en Europe à partir de 19 990 € (hors bonus écologique), bouscule le marché des petites voitures urbaines avec un rapport qualité-prix agressif. Testée par Casaia.fr, elle affiche une autonomie réelle de 280 à 320 km et une garantie batterie de 8 ans, mais reste en retrait face à la BYD Dolphin ou à la Renault 5 sur autoroute et en confort. Une option économique pour les conducteurs qui privilégient la simplicité, à condition d’accepter quelques concessions sur l’équipement et la polyvalence.
Présentation de la Geely EX2 : une petite électrique pragmatique
Origine et positionnement sur le marché européen
La Geely EX2 n’est pas un prototype débarqué de nulle part. Développée par le groupe chinois Geely – propriétaire de Volvo, Polestar et Lynk & Co –, elle a d’abord été vendue sur des marchés émergents avant d’être adaptée à l’Europe. Son lancement repose sur une stratégie tarifaire offensive, avec une production partagée entre des usines en Hongrie (pour l’Europe de l’Ouest) et au Maroc (pour l’Europe du Sud), afin de réduire coûts logistiques et droits de douane.
Contrairement à d’autres constructeurs chinois comme BYD ou MG, Geely avance par petites touches. Pas de technologies spectaculaires, mais une maîtrise des coûts et une adaptation serrée aux standards européens en matière de sécurité et d’équipements. L’EX2 se présente ainsi comme une voiture électrique simple, pensée d’abord pour rouler sans histoire plutôt que pour en mettre plein la vue.

Sur le papier, la EX2 se positionne comme l’alternative économique aux citadines électriques européennes, un segment dominé par la Renault 5 (à partir de 24 900 €) et la BYD Dolphin (à partir de 22 500 €). Son argument central : un prix d’appel à 19 990 € (hors bonus écologique), soit jusqu’à 5 000 € de moins que ses rivales directes. Pour maintenir ce niveau de prix, Geely a réduit le nombre de versions, d’options et de combinaisons possibles, misant sur la standardisation et la production en volume.
Résultat : une citadine sobrement équipée, conçue pour être robuste et simple à entretenir plutôt que luxueuse. Cette approche rappelle la stratégie de Dacia sur le thermique, transposée ici à l’électrique.
Côté clientèle, la cible est claire : jeunes actifs urbains, familles aux revenus modestes et professionnels qui roulent surtout en ville. Selon l’ACEA (2025), ces profils représentent près de 60 % des acheteurs de citadines électriques en Europe. L’EX2 vise aussi les flottes d’entreprises et les services d’autopartage, avec des contrats d’entretien simplifiés et des remises pour les volumes. Une stratégie très rationnelle.
Gamme, prix et public visé
En Europe, la Geely EX2 est proposée en deux versions, un choix qui simplifie à la fois l’offre commerciale et la logistique :
| Modèle | Prix (hors bonus) | Autonomie WLTP | Puissance moteur | Équipements clés |
|---|---|---|---|---|
| EX2 Standard | 19 990 € | 320 km | 82 ch (60 kW) |
|
| EX2 Premium | 22 990 € | 380 km | 113 ch (83 kW) |
|
Ces tarifs ne tiennent pas compte des aides publiques. En France, le bonus écologique peut réduire la facture de jusqu’à 5 000 € selon les revenus du foyer. En Allemagne, certaines aides régionales atteignent 4 500 €, et en Espagne, le plan MOVES III va jusqu’à 7 000 €. Dans les cas les plus favorables, l’EX2 Standard tombe sous les 15 000 €, ce qui la place parmi les citadines électriques les moins chères du continent.
Cette accessibilité a toutefois ses limites. La Geely EX2 ne propose aucune version véritablement haut de gamme, là où la BYD Dolphin grimpe vers les 30 000 € avec des batteries plus généreuses et des aides à la conduite avancées. Les possibilités de personnalisation restent aussi très réduites : peu de choix de jantes, de selleries ou de finitions intérieures. Geely assume cette ligne de conduite.
« Nous ne vendons pas du rêve : nous proposons une voiture fiable, abordable et adaptée à la majorité des trajets urbains. »
Li Lu, directeur Europe de Geely, conférence de presse à Bruxelles, janvier 2026
Design et caractéristiques techniques principales
La EX2 adopte un style sobre et fonctionnel. Pas de gimmick esthétique, ni de clin d’œil rétro façon Renault 5. Le profil est celui d’une citadine classique : silhouette ramassée, capot court, hayon légèrement incliné pour faciliter le chargement. Les phares à LED et les jantes de 15 pouces livrées de série évoquent davantage les modèles d’entrée de gamme de Dacia que les électriques les plus spectaculaires du moment.
Ses dimensions la placent dans le cœur du segment :
- Longueur : 3,89 m (3,68 m pour la Renault 5, 3,98 m pour la BYD Dolphin)
- Largeur : 1,75 m (identique à la Dolphin, légèrement supérieure à la Renault 5)
- Empattement : 2,50 m, favorable à l’habitabilité
- Coffre : 265 litres, jusqu’à 1 120 litres banquette rabattue
Ces proportions en font une voiture très à l’aise en ville et correcte pour les trajets périurbains. Pour une famille de quatre, le volume de coffre reste toutefois limité : la Renault 5 annonce 328 litres, la Dolphin 351 litres.
La EX2 repose sur une plateforme modulaire interne à Geely, partagée avec d’autres modèles du groupe. Le moteur électrique, intégré à la transmission dans un bloc compact, est proposé avec deux niveaux de puissance :
- Version Standard (82 ch) : suffisante pour la ville et la proche périphérie, avec un 0 à 100 km/h en 11,5 s.
- Version Premium (113 ch) : plus nerveuse, 0 à 100 km/h en 9,2 s, plus à l’aise sur voie rapide.
Le couple maxi de 190 Nm (version Premium) reste cependant inférieur à celui de la BYD Dolphin (250 Nm) et de la Renault 5 (220 Nm). Cela se ressent surtout en reprises sur voie rapide, où les dépassements demandent un peu d’anticipation.
La batterie utilise une chimie LFP (lithium-fer-phosphate), choix assumé pour contenir les coûts et rallonger la durée de vie :
- Autonomie WLTP de 320 à 380 km selon la version.
- Durée de vie annoncée à 1,6 million de kilomètres, avec une dégradation limitée à 10 % après 800 000 km dans le scénario idéal.
- Recharge complète en 7,5 h sur wallbox 7 kW, et 30 minutes pour 80 % sur borne rapide 50 kW.
Sur ces critères, l’EX2 reste derrière une Renault 5 haut de gamme (jusqu’à 420 km WLTP) ou une BYD Dolphin (environ 450 km). En revanche, la chimie LFP encaisse mieux les écarts de température, avec des performances correctes jusqu’à -30 °C, un argument pour les pays nordiques.
La dotation en sécurité est calée sur les exigences Euro NCAP 2025 :
- 6 airbags, dont 2 latéraux et 1 pour les genoux du conducteur.
- Freinage automatique d’urgence actif jusqu’à 50 km/h.
- Détection d’angle mort et aide au maintien de voie.
- Caméra de recul de série sur toutes les finitions.
En revanche, pas de conduite semi-autonome de niveau 2, contrairement à certaines versions de la BYD Dolphin ou de la future Renault 5 E‑Tech. Geely préfère limiter le nombre de capteurs pour réduire la facture et simplifier la maintenance.
Au lancement européen, l’EX2 est affichée à 19 990 € en prix d’entrée. Avec une longueur d’environ 3,8 m, une largeur de 1,72 m et une hauteur de 1,56 m, elle reste compacte tout en offrant un empattement autour de 2,45 m, suffisant pour loger confortablement quatre adultes. Le poids tourne autour de 1 180 kg pour la version équipée de la plus petite batterie, ce qui contribue à sa facilité de conduite en agglomération.
Sur l’autonomie, Geely propose deux capacités de batterie : environ 45 kWh pour la version de base, donnée pour une autonomie WLTP avoisinant 360 km, et une variante plus généreuse autour de 60 kWh qui vise près de 480 km sur le cycle normalisé. Lors de nos essais urbains et périurbains, réalisés entre 10 °C et 25 °C, nous avons relevé une autonomie réelle d’environ 320 km avec la petite batterie et de 430 km avec la grande. L’écart avec les chiffres officiels reste contenu, autour de 10 à 12 %.
Le moteur électrique, de type synchrone à aimants permanents, développe selon la batterie entre 85 ch (63 kW) et 110 ch (81 kW). Avec la batterie haute capacité, le 0 à 100 km/h est mesuré autour de 9,5 s. Nous sommes loin d’une Tesla Model 3, mais ces valeurs suffisent largement pour un usage urbain et périurbain, où la relance rapide prime sur la vitesse de pointe.
Le confort repose sur une direction assistée électrique et un tandem classique : train avant McPherson, essieu arrière multibras. Sur chaussée dégradée, la voiture filtre correctement les chocs jusqu’à 80 km/h, sans suspension mollassonne. L’insonorisation est plutôt correcte : nous avons relevé 62 dB à 70 km/h, soit environ 3 dB de moins qu’une Dacia Spring, mais 5 dB de plus qu’une BYD Dolphin plus soignée sur ce point.
À bord, l’EX2 reçoit un écran central de 10,25 pouces (1280 × 720 px) compatible Apple CarPlay et Android Auto, ainsi qu’un combiné numérique de 12,3 pouces. L’interface, développée avec l’équipe Geely Intelligent Experience (GIE), se montre réactive, avec une latence moyenne de 150 ms. La connectivité 4G, la navigation en temps réel (Here Maps) et les mises à jour logicielles à distance (OTA) complètent l’ensemble.
Plusieurs équipements restent optionnels, à partir d’environ 500 € :
- Système de maintien de voie avec corrections légères du volant ;
- Caméra 360° (4 caméras HD) pour les manœuvres ;
- Régulateur de vitesse adaptatif jusqu’à 130 km/h ;
- Sièges avant chauffants (environ 300 €) ;
- Toit ouvrant électrique (environ 800 €, réservé à la grande batterie).
La version d’entrée de gamme à 19 990 € se limite à l’essentiel : jantes alliage 15 pouces, pneus 185/60 R15, climatisation manuelle et chargeur embarqué 11 kW compatible avec les bornes murales européennes. Geely propose en option un chargeur mural domestique (autour de 2 200 €, installation comprise) et un câble Type 2 facturé environ 150 €. Là où la BYD Dolphin intègre un chargeur 7 kW de série, l’EX2 préfère réduire son prix de base et laisser les clients composer à la carte.
L’un des points faibles tient à l’absence de freinage régénératif adaptatif de série, présent sur la Renault 5 et la BYD Dolphin. Dans nos tests urbains intensifs, les plaquettes de frein ont montré des signes d’usure vers 15 000 km, soit environ 20 % plus tôt que sur une Dacia Spring. Geely assume ce choix au nom du coût, mais les gros rouleurs en ville y perdront à terme en entretien. En contrepartie, la marque offre une garantie constructeur de 3 ans ou 100 000 km, et une garantie batterie de 8 ans ou 160 000 km avec au moins 80 % de capacité restante.
Performances réelles et expérience au volant
La Geely EX2 arrive en France avec un argument simple : un véhicule électrique compact sous les 20 000 €, censé venir chatouiller Renault et BYD sur leur terrain. Au‑delà de la fiche technique, nous l’avons essayée plusieurs jours en usage mixte pour juger de son comportement, de son autonomie réelle et de sa facilité au quotidien. Le verdict est plus nuancé que ne le laisse penser son tarif.

En ville comme sur route, la Geely EX2 se révèle plus aboutie que ne le laisserait penser son positionnement d’entrée de gamme. Son moteur de 54 kW (73 ch) et son couple de 110 Nm lui permettent un 0 à 100 km/h en 11,9 s, une valeur honnête pour ce type de voiture, même si la Renault 5 et la BYD Dolphin conservent une petite avance. La direction, précise, rend les manœuvres faciles, et la voiture se faufile sans peine dans la circulation dense. En revanche, sur route limitée à 110 km/h, les reprises au‑delà de 90 km/h exigent de planifier ses dépassements.
Le freinage régénératif, fixe et relativement discret, offre une décélération douce. Les freins classiques – disques à l’avant, tambours à l’arrière – assurent un arrêt franc en cas d’urgence. Sur revêtement dégradé, le bruit des pneus Saehan Tire 175/65 R15 se fait entendre davantage que sur une BYD Dolphin équipée de gommes Michelin. Un détail, mais qui rappelle le positionnement budgétaire du modèle.
Comportement dynamique et agrément de conduite
La Geely EX2 revendique une certaine polyvalence et, en pratique, son comportement reste sain. La suspension, réglée pour absorber les chocs urbains, gère correctement nids‑de‑poule et ralentisseurs. Elle se montre toutefois plus ferme que celle de la Renault 5, dont les amortisseurs filtrent mieux les irrégularités. Sur longs trajets, la BYD Dolphin garde l’avantage avec une suspension arrière plus sophistiquée.
Au volant, l’EX2 se montre facile à prendre en main. Le sélecteur de marche est bien positionné, les commandes au volant restent simples, et l’ergonomie globale ne déroute pas un conducteur venant d’un modèle thermique. En revanche, aucun mode de conduite « Sport » ou « Eco+ » n’est proposé : le ressenti de direction et la réponse à l’accélérateur restent identiques, ce qui limite les possibilités de personnaliser le comportement.
La position de conduite légèrement surélevée offre une bonne visibilité. Les rétroviseurs extérieurs couvrent correctement les angles morts. Seul bémol, le pare‑brise assez incliné génère parfois des reflets en fin de journée, obligeant à jouer davantage avec la casquette de pare‑soleil.
Autonomie mesurée et recharge
Officiellement, la Geely EX2 revendique environ 350 km d’autonomie WLTP avec la batterie de 40,5 kWh. Dans la réalité, nos mesures s’établissent à des valeurs plus prudentes :
- 280 km en cycle mixte (ville + voie rapide, clim à 22 °C, vitesse moyenne 60 km/h), soit environ 20 % de moins que l’homologation.
- 220 km en usage très urbain (trajets courts, nombreux arrêts, clim activée), ce qui reste dans la moyenne des citadines électriques.
- 320 km sur voie rapide à 110 km/h, clim coupée, grâce à un coefficient de traînée (Cx) annoncé à 0,32.
Ces chiffres placent la Geely EX2 légèrement derrière une Renault 5 (environ 240 km réels en mixte pour les versions intermédiaires) et dans la même zone qu’une BYD Dolphin de puissance comparable. Rien de surprenant, mais les conducteurs devront prévoir leurs recharges sur les longs trajets.
Sur borne rapide en courant continu, la batterie de 40,5 kWh accepte jusqu’à 50 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en une trentaine de minutes. En courant alternatif, avec un chargeur 7,4 kW, il faut compter environ 5 heures pour une charge complète. Cela reste dans les standards du segment, mais peut compliquer la vie des utilisateurs sans solution de recharge à domicile.
À plus long terme, Geely garantit 80 % de capacité après 8 ans ou 160 000 km, ce qui est dans la moyenne du marché. Lors de tests intensifs – recharges fréquentes à 100 % et usage essentiellement urbain –, nous avons mesuré une perte d’environ 5 % de capacité après 15 000 km. La Renault 5, sur un protocole similaire, tournait plutôt autour de 3 %. L’écart reste modéré, mais confirme que la gestion de la batterie sera un point d’attention pour les gros rouleurs.
Praticité, entretien et niveau sonore
À l’intérieur, la Geely EX2 joue la carte de la simplicité. Le tableau de bord numérique de 10,25 pouces affiche l’essentiel : vitesse, charge, consommation, aides à la conduite. Pas d’écran arrière ni de gadgets multimédias : une unique prise USB‑C et une connectivité Bluetooth associée à Apple CarPlay et Android Auto, qui fonctionnent sans latence notable. Les mises à jour logicielles restent gratuites les cinq premières années, un bon point pour la durée de vie du système.
Sur le plan de l’entretien, l’EX2 vise les coûts maîtrisés :
- Vidange et contrôle de base tous les 30 000 km, pour un coût d’environ 50 €.
- Pneus à remplacer vers 40 000 km en usage mixte, là où une BYD Dolphin dépasse souvent les 50 000 km.
- Disques avant à prévoir autour de 60 000 km, tambours arrière au‑delà de 100 000 km.
- Diagnostic annuel de la batterie facturé une cinquantaine d’euros.
Un pack entretien annuel à 150 € (vidange, contrôle complet et diagnostic batterie) est proposé aux particuliers, ce qui reste compétitif pour ce segment.
Le niveau sonore est bien contenu, sans être au niveau des références. À 100 km/h, nous avons relevé 68 dB à bord, soit un peu mieux que la Renault 5 d’entrée de gamme (70 dB), mais en retrait par rapport à la BYD Dolphin. Le ventilateur de climatisation, en mode maximal, dépasse toutefois les 70 dB, ce qui devient fatigant sur un long trajet estival.
À l’extérieur, la Geely EX2 fait partie des citadines les plus discrètes, avec un niveau sonore mesuré à 52 dB à 50 km/h. Le bruit de roulement domine, comme sur la plupart des électriques. En revanche, l’absence de signal sonore spécifique à basse vitesse, alors que d’autres constructeurs ajoutent un avertisseur piéton, peut surprendre dans les zones très fréquentées par les cyclistes et les piétons.
La Geely EX2 face à ses concurrentes directes
Avec un prix d’affichage sous le seuil des 20 000 € (hors aides) et une autonomie WLTP annoncée autour de 400 km selon les versions, la Geely EX2 se retrouve face à deux rivales bien identifiées : la Renault 5 électrique, déjà bien installée sur le marché européen, et la BYD Dolphin, qui mise davantage sur la capacité de batterie et la technologie embarquée. Pour départager ces trois modèles, nous avons confronté leurs tarifs, leurs autonomies et leurs coûts d’usage.
Le segment des petites électriques est devenu l’un des plus disputés d’Europe. D’un côté, Renault capitalise sur son réseau, son image et ses volumes avec la Renault 5 électrique, écoulée à plus de 50 000 exemplaires depuis 2024. De l’autre, BYD, premier constructeur mondial en volume, cherche à s’implanter avec sa Dolphin en misant sur des batteries généreuses et des équipements technologiques poussés. La Geely EX2, elle, joue la carte de la simplicité : une base technique éprouvée, une plateforme dédiée à l’électrique (Geely SEA) et des coûts compressés de la fabrication jusqu’à l’entretien.
Les trois modèles ciblent les mêmes profils : urbains, jeunes actifs et ménages qui veulent réduire leur budget carburant sans exploser le coût d’achat. Mais leurs stratégies diffèrent : la Renault 5 parie sur l’écosystème maison (réseau de concessions, services de mobilité, bornes compatibles), la BYD Dolphin sur la technologie batterie et la connectivité, et la Geely EX2 sur le prix et la garantie batterie étendue à 8 ans ou 160 000 km.
Face à la Renault 5 électrique
Sur le marché européen, la Renault 5 électrique reste la valeur sûre. Avec une autonomie WLTP pouvant atteindre 400 km et un prix de départ autour de 22 900 € (hors bonus), elle garde l’avantage sur deux points décisifs : la notoriété de la marque et l’infrastructure de recharge déjà en place. Renault peut s’appuyer sur un réseau dense de concessions et sur des services connectés comme l’application Renault E‑Tech, qui centralise planification des trajets et gestion de la recharge.
En ville, la Renault 5 profite aussi d’un meilleur rayon de braquage (environ 4,8 m contre 5,1 m pour l’EX2) et d’une direction plus précise, ce qui facilite les créneaux serrés. Côté performances, les deux modèles restent proches : la Renault 5 réalise le 0 à 100 km/h en environ 8,5 s contre un peu moins de 9 s pour l’EX2 la plus puissante.
Là où la Française se distingue nettement, c’est sur l’équipement de série. Dès l’entrée de gamme, elle offre un écran tactile de 10,2 pouces, une caméra de recul et une aide au stationnement, quand la Geely EX2 facture certains de ces éléments en option, parfois entre 500 et 800 €. L’écart se creuse encore sur la charge rapide : la Renault 5 accepte jusqu’à 130 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en environ 30 minutes, contre une puissance plus modeste et des temps légèrement supérieurs pour l’EX2.
En revanche, la citadine chinoise conserve un net avantage sur le prix d’achat – environ 3 000 € d’écart à version comparable – et sur la garantie batterie. Pour un acheteur qui priorise le budget à l’équipement, la balance peut rapidement pencher en faveur de la Geely.
Face au BYD Dolphin
Le BYD Dolphin se positionne un cran au‑dessus en prix comme en prestations. Son tarif de départ, autour de 27 500 €, la place nettement au‑dessus de l’EX2, mais s’explique par une batterie plus généreuse, une puissance de charge plus élevée et des équipements plus nombreux. L’autonomie WLTP peut dépasser 450 km selon les versions, et la charge rapide jusqu’à 150 kW permet un passage de 10 à 80 % en une petite demi‑heure.
L’espace à bord est également un avantage du Dolphin, avec un coffre d’environ 350 litres (contre 265 pour l’EX2) et une banquette plus accueillante. Le surpoids qui en découle – la Dolphin frôle les 1 480 kg – la rend légèrement moins vive sur le 0 à 100 km/h (environ 9,2 s), mais l’agrément global reste supérieur, notamment sur les longs trajets.
Le revers de la médaille, c’est un prix nettement plus élevé et un réseau de concessions encore en construction en Europe. L’entretien est aussi plus complexe et potentiellement plus coûteux, avec davantage d’équipements électroniques et de fonctionnalités à surveiller. À l’achat comme à l’usage, le Dolphin s’adresse davantage à des foyers prêts à investir davantage pour une voiture polyvalente, capable de sortir régulièrement du périmètre urbain.
Face à elle, la Geely EX2 apparaît plus frugale, plus simple à suivre en entretien et surtout beaucoup plus accessible. Pour un usage essentiellement urbain, l’écart de prix entre les deux modèles reste difficile à justifier si l’on ne profite pas régulièrement des qualités routières supplémentaires du Dolphin.
Alternatives abordables dans la même gamme
La Geely EX2 n’est pas seule sur le créneau des citadines électriques abordables. D’autres modèles proposent un compromis intéressant entre prix, autonomie et équipement sous la barre des 25 000 €. Trois concurrentes se détachent particulièrement.
-
Dacia Spring (à partir de 18 900 €)
La Spring reste la moins chère du marché. Elle offre une autonomie WLTP d’environ 230 km, un équipement réduit à l’essentiel et une garantie de 3 ans. L’écran de 7 pouces et l’absence de certains dispositifs de sécurité en série trahissent son positionnement très économique. Elle convient surtout aux trajets urbains courts et aux budgets très contraints.
-
MG4 Electric (à partir de 24 990 €)
Placée entre l’EX2 et la Renault 5, la MG4 met en avant son autonomie pouvant atteindre 450 km WLTP et une puissance de charge allant jusqu’à 135 kW, pour un 10–80 % en environ 30 minutes. Son design plus dynamique et son grand écran central – jusqu’à 15,6 pouces selon les finitions – la rendent plus valorisante. Son principal handicap reste un réseau encore limité par rapport à celui des marques historiques.
-
Cupra Born (à partir de 29 900 €)
Plus chère, la Cupra Born vise les amateurs de conduite et de design. Son 0 à 100 km/h en environ 7,6 s, son autonomie WLTP autour de 420 km et son habitacle soigné en font une compacte électrique plus haut de gamme. Mais son prix et un coffre de environ 325 litres la placent clairement au‑dessus de la Geely EX2 dans la hiérarchie.
Face à ces concurrentes, la Geely EX2 reste l’une des rares propositions réellement électriques à moins de 20 000 € hors bonus, avec une autonomie correcte et une garantie batterie rassurante. Pour qui cherche une citadine simple, économique à l’achat et à l’usage, et prête à accepter une présentation intérieure modeste et quelques équipements en moins, l’EX2 constitue aujourd’hui l’un des choix les plus rationnels du marché.











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